ACTE I, SCÈNE VI. V
POIRIER, bas à Verdelet.
!^isse-le faire.
LE DUC
He qui est ce paysage ?
GASTON
D'un pauvre diable plein de talent, qui n'a pasie sou.
Et combien avez-vous payé ça ?
GASTON
Cinquante louis.
POIRIER
Cinquante louis 1 le tableau d'un inconnu qui meurt de faim \ À l'heure du dîner, vous l'auriez eu pour vingt-cinq francs.
ANTOINETTE
Oh ! mon père !
POIRIER
Voilà une générosité bien placée!
GASTON
Comment, monsieur Poirier, trouveriez-vous mauvais qu'on protège les arts?
POIRIER
Qu'on protège les arts, bien ! mais les artistes, non... ce sont tous des fainéants et des débauchés. On raconte d'eux des choses qui donnent la chair de poule et que je ne me permettrai pas de répéter devant ma fille.
VERDELET, bas à Poirier.
Quoi donc?
POIRIER, bas.
On dit , mon cher... (U le prend à part et lui parie daus la tuya» df l'oreUle.)
VERDELET
Tu crois ces choses-là, toi ?
Je l'ai entendu dire à des gens qui le savaient.
IN DOMESTIQUE, entrant,
îili.iarae la marquise est servie.
se LE GENDHE DE M. POllîIER.
P O 1 U I E K , au domestique.
Vous m'jfiterez une fioie de mon Pomai d de 1 s M .. . (ao :.jc) année de la comèle... monsieur le duc !... quinze francs la bouteille! Le roi n'ea bo"t pas de meilleur. (Bas à verdelet) Tu n'en boiras pas... ni rr.oi non plus.
GASTON, au dac.
Quinze francs la bouteille, en rendant le verre, mon bon.
VERDELET, bas k Poirier.
li se moque toujours de toi, et tu le souffreo?
POIRIER , bas.
' l faut être coulant en affaires.
(U< Bottent.)
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