HÉLÈNE, BERNARD, RAOUL, LE MARQUIS
RAOUL
Mcnsieu'. Bernard , vous n'êtes pas de trop entrfe nous. Mademoiselle,, c'est •/ous que je cherchais.
t. Hélène, Bernard, ,'8. »far(juis.
116 MADEMOISELLE DE LA SF/GLIÊRE.
ITÉLÈXE.
Moi, monsieur de Vaubert?
LE MARQUIS
Permettez; vous voulez une explication , vous l'aurez... mais il ne convient pas que ma fille...
RAOUL
Pardon, monsieur le marquis, il est nécessaire, au contraire que votre fille sache...
LE MARQUIS
Monsieur!... c'est moi seul que cela regarde
RAOTII
Non, monsieur le marquis, c'est à moi de parler... et je parlerai. Mademoiselle, j'apprends à l'instant même ce que vous ignorez encore, ce qu'on m'avait laissé ignorer jusqu'ici... j'apprends...
LE MARQUIS
Eh!... ventre-saint-gris, Monsieur, laissez les gens en pa^x, et retournez à vos coquilles.
BERNARD
Prenez garde. Monsieur, prenez garde.
RAOUL, avec hauteur.
Qu'entendez-vous par là, m.onsieur Bernard^
BERNARD
Iî!onsieur !...
RAOUL
Vous n'étoufferez pas la voix d'un galant homme, je signalerai à mademoiselle de La Seiglière le précipice où l'on veut la pousser.
HÉLÈNE
Qu'entends-je!... Ah! parlez, monsieur de Vaubert, parlez.
RAOUL
J'apprends, Mademoiselle, que la donation faite à monsieur le marquis par son ancien fermier, est nulle de plein droit par le seul fait de l'existence du fils du donateur ; depuis six semaines vous n'ôtes plus chez votre père, vous êtes chez monsieur Bernard.
l. Bernard, Hélène, Raoul, le Marquis,