‹ ThéâtreChapitre 204 sur 254 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

DOROTHÉE, LA MARGRAVE, assises à gauche devant le métier à broder; FRANTZ, assis a côté d'elles, mais un peu au-dessus; LE BARON, assis et tenant un journal; SPIEGEL, assis àgauche sur un tabouret et dessinant auprès deFRÉDERlQUE, qui brode assise sur le canapé.

LE BARON

Mon jeune ami, vous ne pouvez plus vous défendre de m'avoir sauvé la vie : c'est imprimé.

FRÉDÉRIQUE, bas, àSpiegel, Encore cette sotte histoire !

FRANTZ

Imprimé?

LE BARON

Oui, c'est un méchant tour que la Gazette de Munich joue à votre modestie. Écoutez! (Lisant.)» Décidément, le château d'Hildesheim parait prédestiné aux aventures romanesques. On connaît le testament bizarre du comte Sigismond ; on pouvait croire raisonnablement quil donnerait heu à litige et que les héritiers naturels déclareraient la guerre au légataire universel. Bien loin de là, la margrave de Rosenfeld et le baron de Berghausen sont installés depuis trois semaines chez M. Frantz Wagner, et vivent avec lui dans une intimité des plus cordiales. Ce miracle est dû à l'intervention d'un -anglier monstrueux qui s'apprêtait à découdre le baron dans une partie de chasse, quand M. Frantz Wagner se jeta devant son hôte, lui fit un rempart de son corps et plongea son couteau dans la gorge du monstre, payant ainsi sa dette à la iaïuilie du comte Sigismond. » (à Frautz) Qu'en dilcs-vous, mon jeune ami?

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