ACTE III, SCÈNE V
ANTOINETTE
Il est sorti ; mettez-la là. (aie «garde la lettre. - i- part.^Une écriture de femme ! (Haut) De quelle part?
LE DOMESTIQUE
C'est le valet de pied de m«dame de Montjay qui l'a apportée.
(U sort.) ANTOINETTE, à part.
De madame de Montjay 1
LE DUC
Je verrai Gaston avant vous, madame ; si vous voulez, je lui remettrai cette lettre?
Craignez- VOUS que je ne l'ouvre?
LE DUC
Oh I madame !
ANTOINETTE
Elle se sera croisée avec Gaston.
VERDELET
Qu'est-ce que tu vas supposer là ? La maîtresse de ton mari n'aurait pas l'imprudence de lui écrire chez toi.
ANTOINETTE
Pour ne point oser lui écrire chez moi , il faudrait qu'elle me méprisât bien ! D'ailleurs, je ne dis pas que ce soit sa maîtresse. Je dis qu'il lui fait la cour. Je le dis parce que j'en suis sûre.
LE DUC
Je VOUS jure, madame...
ANTOINETTE
L'oseriez-vous jurer sérieusement, monsieur le duc?
LE DUC
Mon serment ne vous prouverait rien, car un galant homme a le droit de mentir en pareil cas. Quoi qu'il en soit, madame, je voas ai prévenue du danger ; je vous ai indiqué le moyen d'y éclwpper, j'ai rempU mon devoir d'ami et d'honnête homiw«^M m'en demandez pas plus, (u *crt.)