‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 46 sur 160 · ACTE II, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV

ROUSSELIN

Non ! tout n'est pas fini ! et on ne sait pas jusqu'où je peux aller, pour plaire aux électeurs. Aussi, je m'étonne d'avoir été méconnu par une intelligence comme la vôtre.

MUREL.

Vous me comblez !

ROUSSELIN

Je ne doute pas de votre avenir !

MUREL.

Eh bien, alors, dans ce cas-là.,.

ROUSSELIN

Quoi?

MUREL.

Pour répondre à votre confiance, — j'ai un petit aveu à vous faire : — en écoutant G ruchet, c'était après ce refus, et j'ai cédé à un mouvement de rancune.

Tant mieux ! ça prouve du cœur.

Comme j'adore votre fille, je vous maudissais.

ROUSSELIN

Ce cher ami! Ah ! votre défection m'a fait une peine!...

MUREL.

Sérieusement, si je ne l'ai pas, j'en mourrai !

ROUSSELIN

11 ne faut pas mourir !

MUREL.

Vous me donnez de l'espoir?

ROUSSELIN

Eh ! eh ! Après mûr examen, votre position personnelle me paraît plus avantageuse...

MUREL, étonné.

Plus avantageuse?

ROUSSELIN

Oui, car sans compter trente mille francs d'appointements.

MUREL, timidement.

Vingt mille !

ROUSSELIN

Trente mille! en plus, une part dans les bénéfices de la Compagnie ; et puis vous avez votre tante...

Madame veuve Murel de Montélimart?

ROUSSELIN

Puisque vous été? son héritier.

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