ACTE !l, SCENE V
MUREL.
Avec UM autre neveu, militaire !
ROUSSELIN
Alors, il y a des chances!...
Faisant le geste de tirer un coup de fusil. Les Bédouins !
// rit.
MUREL, ri,inl.
Oui, oui, vous avez raison ! Les femmes, même les vieilles, changent d'idées facilement; celle-là est capricieuse. Bref! cher monsieur Rousselin, j'ai tout lieu de croire que ma bonne tante songe à moi, quelquefois,
ROUSSELIN, à part.
Si c'était vrai, cependant?
Haut.
Enfin, mon cher, trouver-vous ce soir, après dîner, là, devant ma porte, sans avoir l'air de me chercher.
Il sort.
SCÈ^E V MUREL, seul.
tJn rendez-vous pour ce soir I iMais c'est une avance, une espèce de consentement j Arabelle disait vrai*
SCÈÎ^E VI
MUREL, GRUCHET, puis HOMBOURG, puis FÉLICITÉ.
GRUCHET.
Me voilà ! je n'ai pas perdu de temps! Quoi de neuf? — Répondez-moi.
MUREL.
Gruchet, avez-vous réfléclii à l'affaire dans laquelle vous vous embarquez ?
GRUCHET.
Hein?
MUREL.
Ce n'est pas une petite besogne que d'être député.
GRUCHET.
Je le crois bien I
MUREL.
Vous allez avoir sur le dos tous les quémandeurs.
GRUCHET.
Oh! moi, mon bon, je suis habité à éconduire les gens.