ACTE 11, SCÈNE VI. 8l
N'importe, ils vous déraiigeroDt de vos affaires énormément.
GRUCHET.
Jamais de la vie !
MUREL.
Et puis, il va falloir habiter Paris. C'est une dépense.
GRUCHET.
Eh bien ! j'habiterai Paris ! ce sera une dépense ! voilà !
MUREL.
Franchement, je n'y vois pas de grands avantages.
GRUCHET.
Libre à vous !... moi, j'en vois.
MUREL.
Vous pouvez d'ailleurs échouer.
GRUCHET.
Comment ? vous savez quelque chose ?
MUREL.
Rien de grave! Cependant Rousselin, eh! eh! il gagne dans l'opinion.
GRUCHET.
Tantôt, vous disiez que c'est un imbécile !
8i LE CANDIDAT.
Ça n'empêche pas de réugsrir.
GRUCHET.
Alors vous me conseille/ de me démettre?
MUREL.
Noiil Mais il est toujours fâcheux d'avoir contre soi un homme de l'importance de Rousselin.
GRUCHET.
Son im-por- tance !
MUREL.
Il a beaucoup d'amis, ses manières sont cordiales, enfin il plaît; et, tout en ménageant les conservateurs, il pose pour le républicain.
GRUCHET.
On le connaît !
MUREL.
Ah ! si vous comptez sur le bon sens du public...
GRUCHET.
Mais pourquoi tenez-vous à me décourager, quand tout mafche comme sut* des roulettes ? tcoutez-moi : Primo, sans qu'on s'en doute le moins du monde, je saurai par Félicité, ma bonne, tout ce qui se passe chez lui.