ACTE 11, SCÈNE VI
HOMBOURC.
Je ne crois pas !
GRUCHET.
Il m'est, à présent, impossible...
HOMBOURC.
A votre ser\'ice !
// entre chez Rousselin.
MUREL.
Pensez-vous que Rousselin eut fait cela? Cet homme, qui tient une auberge, va vous déchirer près de ses pratiques. Vous venez de perdre, peut-être, cinquante voix. Je suis fatigué de vous soutenir.
Du calme! j'ai eu ton! Admettons que je n'aie rien dit. C'est que vous veniez de m'agacer avec votre histoire de Rousselin, qui d'abord n'est peut-être pas vraie. De qui la tenez vous? A moins que lui-même... Aii! c'est plutôt une farce de votre invention, pour m'éprouver.
Rumeur dans la coulisse.
MUREL.
Écoutez donc !
GRUCHET J'entends bien.
86 l E CANDIDAT.
MUREL. i
Le bruit se rapproche.
DES VOIX, dans la coulisse. '
Grucliet! Grucliel! \
FÉLICITÉ, apparaissant à gauche.
Monsieur, on vous cherche ! \
CRUCHET. i.
Moi? !
FÉLICITÉ. j
Oui, venez tout de suite ! ']
GRUCHET. I
Me voilà ! ;
// son précipitamment avec elle. — Lr hruit augmente, \
MUREL, en s'en allant par la gauche. \
Tout ce tapage! Qu'esl-ce donc? •
// sort.
scè:?CE VII. i
ROUSSELIN, puis HOMBOURG.
KOUSSillN, sortant de chez lui. J
Ah ! le peuple à la fin s'agite ! pourvu que ce ; ne soit pas contre moi ! i
ACTEII, SCÈNE vil. 87
TOUS, critint dans le café.
Enfoncé les bourgeois î
ROUSSELIN
Voilà qui devient inquiétant.
G RU C H ET, pjssiint au fond, et tâchant de se soustraire aux ovations.
Mes amis, laissez-moi ! non ! vraiment !
TOUS
Grucliet! Vive Gruchet! notre député!
ROUSSELIN
Comment, député ?
HOMBOURG, sortant de chez Rousselitt.
Popljleu! puisque Bouvigny se retire.
La bande s'éloigne.
ROUSSELIN
Pas possible 1
H0M60URG.
Mais oui, le ministère est changé. Le préfet donne sa démission ; et il vient d'écrire à Bouvigny pour l'engager à faire comme lui, à se dé» ttîettre !
Il sort par oii est sortie la bande^
ROUSSELIN
Eh bien, alors, il ne reste plus que... La main sur la poitrine pour dire : moi.
Mais non ! il y a encore Gruchet !
Rêvant.
Gruchet !
Apercevant Dodart qui entre.
Que me voulez-vous?