‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 51 sur 160 · ACTE M, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE M, SCÈNE VIII

ROUSSELIN

Personnelles.

DODART

Comment ?

ROUSSELIN

Je dis : il a eu des raisons, voilà tout !

DODART

En effet ; et permettez-moi de vous avertir d'une chose... capitale. Tous ceux qui s'intéressent à vous — je suis du nombre, n'en doutez pas, — commencent à s'effrayer de la violence de vos adversaires !

ROUSSELIN

En quoi ?

DODART

Vous n'avez donc pas entendu les cris insurrectionnels que poussait la bande Gruchet! Ce Catilina de village!...

ROUSSELIN, à part.

Catilina de village... Jolie expression! A noter !

DODART

Il est capable, monsieur, de... capable de tout ! Et d'abord, grâce à la démence du peuple, il deviendra peut-être un de nos tribuns.

90 l E CANDIDAT.

ROUSSELIN, à pan.

C'est à craindre !

DODART

Mais les conservateurs n'ont pas renoncé à la lutte, croyez-le ! D'avance leurs voix appartiennent à l'honnête homme qui offrirait des garanties. Mouvement de Rousselin.

Oh! on ne lui demanda pas de ?e poser en rétrograde; seulement quelques (concessions... bien simples.

ROUSSELIN

Et c'est ce diable de Murel !...

DODART

Malheureusement, la chose est faite !

ROUSSELIN, rêvant.

Oui !

DODART

Comme notaire et comme citoyen, je gémis sur tout cela ! Ah ! c'était un beau rêve que cette alliance de la bourgeoisie et de la noblesse cimentée en vos deux familles ; et le comte me disait tout à l'heure, — vous n'allez pas me croire ?,..

Pardon !... je sui; plein de confiance.

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