‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 77 sur 160 · ACTE m, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE IV

tique, pour me gêner dans ma candidature; et on m'attaque jusqu'au fond do l'honneur I Cette infamie-là doit venir de Gruchet?... Sa bonne est fan? cesse à rôder autour de la maison...

// ramasse la Lttre, et Usant.

« Que votre femme a un amant ! » On n'est pas l'amant de ma femme ! — Quels sont les hommes qui peuvent être son amant ?...

Est-ce assez bête?... Cependant l'autre soir, sous les quinconces, j'ai entendu un soufflet, presque aussitôt un baiser! J'ai bien vu miss Arabelle; mais sûrement elle n'était pas seule, puisque d'autre part, un soufflet?... Est-ce qu'un insolent se serait permis envers madame Rousselin?... Oh ! elle me l'aurait dit. Et puis, le baiser dans ee caslà eût précédé le soufflet, tandis que j'ai fort bien entendu un soufflet d'abord, et un baiser, ensuite î Bah ! n'y pensons plusl j'ai bien d'autres choses! Non! non! tout à mon affaire!

// va pour sortir.

scè:k^ IV

ROUSSELIN, GRUCHET.

GRUCHET.

Il n'est pas là, monsieur .Murel?

14a LE CANDIDAT.

ROUSSELIN

Vous venez me narguer, sans doute? jouir de ma défaite, ajouter vos persiflages...

GRUCHET.

Pas du tout !

Au moins, faut-il se servir d'armes loyales, monsieur!

GRUCHET.

Le droit est de mon côté !

ROUSSELIN

Je sais bien qu'en politique...

GRUCHET.

Ce n'est pas la politique qui me fait agir, mais des intérêts plus humbles. Monsieur Murel...

ROUSSELIN

Eh ! je me moque de Murel !

GRUCHET.

Voilà huit jours qu'il m'échappe, malgré ses promesses. Et il se conduit d'une manière abominable ! Non content de s'être livré sur moi à des violences, — je pouvais le traduire en justice ; je n'ai pas voulu, par respect du monde et considération pour l'industrie.

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