‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 78 sur 160 · ACTE Ml, SCèNE IV. I · texte numérisé non relu

ACTE Ml, SCèNE IV. I

ROUSSELIN

plus vite, je vous prie!

GRUCHET.

Monsieur Mure) s'est engagé, en arrivant ici, dans des opérations de Bourse, qui furent d'abord heureuses ; et il a si bien fait... que... une première fois, je lui ai prêté dix mille francs, Oh ! il me les a rendus, et même avec des bénéfices! Deux mois plus tard, autre prêt de cinq mille! Mais la chance avait tourné. Une troisième fois...

ROUSSELIN

Est-ce que ça me regarde?

GRUCHET.

Bref, il me doit actuellement trente mille deupc cent vingt-six francs, et quinze centimes!

ROUSSELIN, à part.

Ah ! c'est bon à savoir !

GRUCHET.

Ce jeune homme a abusé de ma candeur ! Il me leurrait avec la perspective d'une belle affaire, un riche mariage.

ROUSSELIN, àpart.

Coquin !

CRUCHET.

Par sa faute, je me trouve sans argent. Depuis quelque temps, j'en ai tellement dépensé !

// soupire.

Et, puisque vous êtes son ami, arrangez-vous, priez-le, pour qu'il me rende ce qui m'appartient.

ROUSSELIN

Me demander cela, vou>, mon rival!

CRUCHET.

Je n'ai pas fait le serment de l'être toujours! J'ai du cœur, monsieur Rousselin; je sais reconnaître les bons offices I

Comment ! lorsque je possède une reconnaissance de six mille francs, prêtés autrefois pour commencer vos affaires, et dont les intérêts, depuis l'époque, montent à plus do vingt mille!

CRUCHET.

C'est même où je voulais en venir. Donnant, donnant !

ROUSSELIN

Je n'y suis point du tout !

CRUCHET.

Songez donc que beaucoup de personnes dépendent de moi, et que j'ai, sans qu'il y paraisse,

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