‹ Théâtre légendaireChapitre 16 sur 74 · SCE'H.E II JAPIOT, CORDA NE · texte numérisé non relu

SCE'H.E II JAPIOT, CORDA NE

J A p I G T , portant des fleurs et des fruits.

Ton chemin est par là, le mien est par ici. A tantôt.

CORDA NE, courant après Japiot qui s'éloigne.

Le méchant!

JAPIGT, s' arrêtant, avec mauvaise humeur. Quoi ?

GORDANE.

Me quitter ainsi!

Pas un baiser ?

JAPIOT.

Peut-on être après toi sans cesse?

Tu vas au marché. Moi, je vais chez la princesse;

Il faut que je lui porte, encor fraîches, tu vois, Ces branches d'églantier et ces fraises des bois. Fruits et fleurs. D'aujourd'hui, je suis, sur ce chapitre. Grâce à madame Zab, son fournisseur en titre.

Cette Fouquette!

JAPIOT.

Elle a tant d'amitié pour toi!

Menteur! Elle t'a fait donner un tel emploi

Pour que dans tous les coins tu lui contes fleurette.

JAPIGT.

Allons donc!

Je vois bien votre entente secrète.

JAPIGT.

Tu vois trouble et je crois que tu perds la raison.

Au palais, l'intrigante, elle entre sans façon, Va, vient, fait les cent tours...

JAPIGT.

Quoi que tu débagoules, Ne suis-je pas un coq assez bon pour deux poules?

Pour deux ? Pas seulement pour une !

JAPIGT.

C'est trop fort.

11 bâfre tout le jour, toute la nuit il dort.

JAPIOT, lui secouant riidcnient le bras. Je ne suis pas brutal, mais, quand on m'exaspère, Je deviens, prends-y garde, un terrible compère.

G o R D A N E, 5^ mettant à pleurer. Hi! hi!

JAPIOT.

Ne pleure pas, mon trognon!

// l'embrasse et la chatouille, elle ne peut s'empêcher de rire.

Elle a ri.

GORDANE, essuyant ses yeux.

L'enjôleur!

JAPIOT, l'embrassant encore, puis la quittant.

Au revoir.

GORDANE.

Pas trop tard, gros chéri!

Ils s'éloignent, chacun de son côté.

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JAPIOT, seul.

Quand Gordane a disparu, il revient avec précaution, en se cachant parmi les arbres.

Ouf! la voilà partie enfin! Sombre corvée! Fouquette, heureusement, n'était pas arrivée.

Prêtant l'oreille et guettant.

Qui va là?... Zab avec Barbaze... Laissons-les; Je retrouverai bien Fouquette.

S'ahritant pour éviter Zah et Barbare qui s'approchent.

Oh! qu'ils sont laids!

// leur tire lu langue, et sans avoir été vu par eux, il se perd sous les hranches.

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