‹ Théâtre légendaireChapitre 3 sur 74 · LE CHOEUR · texte numérisé non relu

LE CHOEUR

Avec le luth, avec la lyre, Dans un harmonieux délire. Chantons lahvé, chantons encor.

Allons, nébel; allons, kinnor; Allons, mon chant, lahvé t'inspire; Allons, mon chant, prends ton essor.

Lorsque au roi Salomon l'Éternel fit largesse :

a Que veux-tu, lui dit-il, la Gloire ou la Richesse? »

Mais le roi répondit : « Donne-moi la Sagesse. »

Et la Sagesse vint et lui dit doucement :

a C'est moi, Sagesse, moi, fille du Dieu clément;

L'Éternel me créa dès le commencement.

« 11 me conçut avant toute autre créature, Avant le temps, avant l'abîme et la nature. Avant tout ce qui passe, avant tout ce qui dure.

« Quand aux flots de la mer il imposa des lois, J'étais là. Le ciel fut; j'étais là, dans sa voix. J'étais là quand il dit à la lumière : Sois !

a Moins que moi l'or est pur, et moins claire est la flamme; Mon nom chez l'homme est force, et douceur chez la femme; Heureux qui me reçoit et me garde en son âme!

« Je suis celle à qui rien ne saurait donner tort; Je suis l'ordre et la vie, et je commande au sort; Malheureux qui me hait, car il aime la mort! »

CADOQ.

Sur le nébel et sur le kinnor à dix cordes

Invoquons le vrai Dieu, chantons Adonaï!

11 protège Israël, il disperse les hordes

Des guerriers par lesquels son peuple est envahi.

lO THEATRE LEGENDAIRE

TOUS

Chantons Adonaï!

NATHAN

Les autres dieux sont des idoles; lahvé, toi seul es précieux.

Les autres dieux sont des idoles; Toi seul fis la terre et les cieux.

Les autres dieux sont des idoles; Toi seul es le vrai Dieu qui guéris et consoles.

TOUS

Toi seul es le vrai Dieu qui guéris et consoles.

NATHAN

Depuis toujours jusqu'à jamais Rayonne ta splendeur féconde.

Depuis toujours jusqu'à jamais Ton vouloir est l'àme du monde.

Depuis toujours jusqu'à jamais Ton verbe créateur vibre sur les sommets.

TOUS

Ton verbe créateur vibre sur les sommets.

NATHAN

Prête au roi d'Israël, lahvé, ta vigilance, Afin que de la ruse et de la violence Il délivre, en ton nom, le pauvre et l'opprimé. Fais qu'il aime les tiens, fais qu'il en «;pit aimé,

Fais que son équité, tendrement généreuse,

Vienne, ainsi qu'une ondée heureuse, Désaltérer le cœur pareil

Au jardin desséché par l'ardeur du soleil!

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