‹ Théâtre légendaireChapitre 68 sur 74 · SCE'U.E IV · texte numérisé non relu

SCE'U.E IV

FABIUS, seul.

Le braillard est parti !

Ce Smorfi m'inquiète à présent. J'ai senti Qu'il était furieux de partir les mains vides. Comme avec moi déjà ces drôles sont avides! Qu'ai-je à craindre, d'ailleurs? Personne ne sait rien, Sauf la belle Argina qui nous veut tant de bien. Et qui jamais pour nous ne sera fort gênante.

Tandis qu'il réféchit, Argina entre sans bruit par une port dérobée, et s'approche de Fabius. Il se retourne brusquement.

SCE'H.E V ARGINA, FABIUS.

FABIUS

Vous chez moi! sans m'avoir averti! frissonnante! Parle, mais parle enfin; je t'en supplie, au nom De notre amour. Dis tout! sommes-nous perdus?

ARGINA.

Non.

FABIUS

On n'a rien découvert?

ARGINA.

Rien.

FABIUS

Quelqu'un nous soupçonne?

ARGINA.

Je ne crois pas.

FABI us.

Crains-tu quelque témoin?

ARGINA.

Personne!

FABIUS

Pourquoi donc et comment vous trouvez-vous ici?

RUGERDENAPLES 27]

ARGINA.

Je devais me servir de la clé que voici, Pour les cas imprévus. J'ai fait ce que naguère, En me la confiant, vous m'avez dit de faire. Ne devinez-vous pas pourquoi j'avais besoin De venir en lieu sûr vous parler sans témoin?

FABIUS

Je ne suis pas devin.

ARGINA.

Vous êtes gentilhomme!

N'avez-vous ni pitié, ni remords, comte? En somme, Il faut que nous sauvions la princesse à tout prix.

FABIUS

Que vous la plaigniez fort, je n'en suis pas surpris; Mais...

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