‹ ThéâtreChapitre 214 sur 335 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

FLORIDOR

Ce n^est pas mon avis, au moins, mais c'est celui de ma femme.

USB.

Serait-il vrai, ma cousine ?

MADâMB FLORIDOR.

Ehl mais.... oui sans doute, il faudra bien finir par là; mais il n'est pas question de partir sur-le-champ.

FLORIDOR

C'est que , vois-tu bien, Lise, ma femme tient beaucoup à la réputation ; et recevoir deux fugitifs comme vous....

LISE

Oui, je le sens, cela peut vous compromettre.... Allons, il faut donc se résigner.

MADAME FLORIDOR

Ce n'est pas que si Ton avait quelque espérance de faire entendre raison à M. de Florangeac et à M. de Morinville.... Mais, le moyen 1 deux entêtés! deux orgueilleux! Quand je pense à tous les mauvais tours qu'ils ont joués à mon pauvre Floridor....

FLORIDOR

Il n'est pas question de moi, ma femme ; je ne fais plus d'étourderies de jeunesse ; il s'agit de ces deux enfants. Je vais donc retenir une place à la diligence pour Lise : quant à M. Auguste, il marche bien. Ainsi....

MADAME FLORIDOR

Mais, un moment, monsieur Floridor; vous êtes d'une vivacité....

FLORIDOR

Ëh bien, madame Floridor, quand je vous disais que vous ne pouviez pas être méchante.... Allons, embrasse ta petite cousine.

MADAME FLORIDOR

De tout mon cœur.

FLORIDOR

Ahl voilà M. Auguste; il vient bien à propos.

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