FLORIDOR, AUGUSTE, MADAME FLORIDOR
LISE
FLORIDOR
Entrez, entrez, jeune homme; voulez-vous bien permettre que je vous présente à ma femme?
AUGUSTE
Ah I madame, je viens d'apprendre, par la maîtresse de Tauberge où mon cousin m'a logé, que vous étiez arrivée : elle m'a dit une chose à laquelle je devais m'altendre, que vous étiez fâchée que votre mari nous eût aussi bien reçus. Vous avez raison, madame; des eni'ants qui fuient de chez leurs parents ne méritent aucune pitié ; mais, de grâce^ ne confondez pas Lise avec moi : c'est moi seul qui suis coupable ; c'est moi qui l'ai décidée à venir nous réfugier chez vous, dans un moment où j'avais vraiment perdu la tête. Ainsi, madame, n'accablez que moi seul, et épargnez ma cousine. Vous êtes si bonne , m'a-t- on dit ; il ne faut pas traiter avec trop de rigueur une parente, dont le seul crime est d'avoir pour moi plus d'amour que je n'en mérite.
MADAME FLORIDOR
Que vous n'en méritez, mon cher cousin ? mais quand on s'exprime avec autant de désintéressement, de générosité.... Il n'est paus mal ce jeune homme.
LISE
N'est-ce pas?