‹ ThéâtreChapitre 251 sur 335 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DORSAI, BOURDEUIL.

BOURDEUIL.

Bonne nouvelle, mon cher Dorsai ; la Banque vient de nous accorder un nouveau crédit.

DOBSAI.

En vérité? tant mieux.

BOUBDEUIL.

Grâce à notre activité et au choix de nos opérations.

3ii LES DRUX MÉNAGES.

nous pouvons nous vanler maintenant que notre signature est une de celles qui inspirent le plus de confiance sur la place. Quel honneur pour notre maison de commerce !

DORSAL

Que nous avons été bien inspirés de nous associer !

ROUBDEUIL.

N'est-ce pas? notre société n'a fait que fortifier notre ancienne amitié de collège.

DOBSAT.

Sans vanité, si nous sommes heureux, nous pouvons dire que nous le méritons; tout entiers à nos spéculations, nous nous occupons exclusivement de nos affaires.

BOURDEUIL.

Chacun de nous a placé son bonheur dans son ménage ; point de folles dépenses, point de luxe.

DORSAL

Une économie sage et bien entendue.

BOURDEUIL. ^

Point d'intrigues; une conduite exemplaire; maris de femmes charmantes, nous les aimons comme nous en sommes aimés.

DORSAL

Et, chose rare, nos femmes s'aiment entre, elles. Jamais la plus petite altercation.... le plus léger nuage n'a troublé leur amitié.

BOT^BDEUIL.

La tienne surtout est un modèle de franchise et de douceur, et el!e a dan» toi la plus grande confiance; ce n'est pas que je ne reconnaisse dans madame Bourdeuil les meilleures qualités. Oh! j'aime à lui rendre

Page 1