OPÉRA-COMIQUE EN DEUX ACTES
Représenté pour la première fois, sur le Théâtre de la rue Feycleau, le 7 juillet 479^.
PERSONNAGES
M. BELFORT, médecin MM. Chateaufort.
BELFORT, son fils Gavaux.
FRONTIN, valet de Belfort .... Martin.
UN COCHER , Gborget.
GRÉGOIRE, jardinier Julibt.
UABBESSE M™<î* Théodore.
LA TOURIÈRE Verteuil.
SŒUR EUPHÉMIE Scio.
SŒUR AGNÈS Parisot.
SŒUR JOSÉPHINE Vilson
SŒUR AUGUSTINE. ....... Gosser.
SŒUR URSULE Lebrot.oni.
SŒUR VIGTORINE
Autres RBUOiEUèES.
J'ai fait plusieurs opéras-comiques. Je n'imprime dans mon Recueil que ceux où je. crois trouver quelques idées de comédie.
Les Visitandines obtinrent un très-grand succès. La pièce a survécu à toutes celles où l'on avait introduit des religieuses. Elle doit cet avantage principalement au charme d'une musique gracieuse et spirituelle.
L'intrigue est assez commune ; mais la méprise du valet prenant un couvent pour une auberge, le coup de cloche des matines étouffant la voix de l'amant qui veut^ chanter une romance, la scène des deux ivrognes, et quelques détails assez vrais du second acte sur les mœurs et les habitudes -des couvents de nonnes, contribuèrent, avec la musique de Devienne, au succès de l'ouvrage.
Je veux rendre à mon ami Andrieux ce qui lui appartient dans cet opéra-comique, et ce qu'il na jamais songé à réclamer. La date de la première représentation des Visitandines est déjà ancienne; mon amitié avec Andrieux est plus ancienne encore. Il n'avait pas donné, il n'avait pas même, je crois, composé Anaximandre^ lorsqu'il fit une petite pièce intitulée les Vestales ou la Métamorphose d'Ovide, Quelques années après il me la communiqua.
i06 PRÉFACE.
Ovide, encore bien jeune, s'est introduit chez les Vestales sous des habits de femme, pour y enseigner Tart d aimer. Il y tombe malade ; on envoie chercher un médecin. Ce médecin se trouve être son oncle. Andrieux n'a jamais pensé à faire usage de sa petite pièce. Je ne crois pas qu'il veuille la publier. J'en suis fâché. On y retrouve la grâce et l'élégance qui brillent dans ses autres ouvrages.
Que les âmes timorées ne s'effrayent pas devoir des religieuses en scène. Mon jeune homme est un peu libertin, son valet est bien effronté; mais je crois que mes Visitandines ne doivent effaroucher personne, puisque tout le monde lit sans scrupule les Aventures du perroquet de Ne vers. On pourra reconnaître à quelques endroits de ma pièce qu'en la composant je me suis souvenu du charmant poëme de Gresset.
LES
OPÉRA-GOMIODE