SCÈNE III Les MÊMES, THAMARA
N 0 U R- E D D I N , doucement à Thamara.
Approche!... Que veux-tu?
THAMARA.
Je te demande asile!
Seule! fuyant la ville Qui t'a vainement combattu, Je me jette à tes pieds et je suis ton esclave!
N 0 r R - E D D I X , la relevant.
Cruel à qui me brave, Je suis clément à ceux qui pleurent comme toi. Douce est ta voix... Je veux voir ton ^isage.
LES FEMMES
Pourquoi retenir davantage Cette étrangère?
NOUR-EDDIN, impérieusement aux femmes et aux soldats.
Laissez-moi !
Les solilats s'éloignent. Lps femmes hésitent un instant. LES FEMMES, avec jalousie.
11 n'a pas vu ses traits, séduit rien qu'à l'entendre,
11 la préfère à nous.
Cette fille barbare aujourd'hui va nous prendre
Le cœur de notre époux.
NOUR-EDDIN
Je n'ai pas vu ses traits, mais que sa voix est tendre!
Et qu'elle in'a charmé!
Contre elle je voudrais vainement me défendre,
Un mot m'a désarmé.
T H A M A R A , troublée, regardant Nour-Eildin.
Ma haine le voyait monstrueux et farouche Il est jeune et clément.
Avec énergie, pendant que les femmes s'éloignent sur un nouveau signe de Nour-Eddin et que ce dernier vient lentement vers elle.
Ah ! je porte en mon sein un cœur que rien ne touche, Je tiendrai mon serment !