ACTE IV, TABLEAU î, SCÈNE U
EBOLI
Ne me force pas d'achever.
MONTIGNT.
Ciel et terre !
EBOLI
Le notaire viendra-t-il ?
Arrière, démon tentateur! Ta mission n'ost-elle [las finie? Arrière, te dis-je !
EBOLI
Quoi! sans un mot de pardon?
MONTIGNY
Va-ten, Ruy Gomez, et Dieu pardonne à celui qui t'envoie un forfait que les hommes ne lui pardonneront, pas!
EBOLI
Est-ce là Fadieu de Montigny?
MONTIGNY
Un mot encore. Albe est-il triomphant?
EBOLI
Vos bonnes Provinces se soulèvent, à l'appel du Taciturne.
MONTIGNY
Ah! le lion se réveille donc! Adieu. Les morts auront leur vengeur, et ta visite aura été celle d'un ami.
EBOLI
Oui, car, si j'ai accepté cette mission, c'était pour t'apporter moi-même ce portrait, de ton enfant. MONTIGNY. saisissant le portrait.
Merci, Ruy Gomez ! Et de qui le tiens-tu?
EliOLI.
D'une femme... <'trangère. Sache seulement que c'a été le vœu de ton Hélène qu'il te parvint par moi, et que là, sur ses lèvres, ton enfant a déposé un baiser pour son père.
MONTiGNY, d'une voix étouffée.
Ah!
// x^resse le portrait contre son comr et contre ses terres. — Éboli disparait.)