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SCÈNE III

JENNEVAL

Les étranges rivaux que nous ferions ! A peine

Ces chers hôtes d'un soir et nous entrés en scène.

Que la même heure, au son du premier rendez -vous,

Va marquer la sortie et les adieux de tous !

Et pourquoi vous cacher que mon rêve s'élance

Vers la fière et pensive image du silence ?

Dans ce nœud où l'on voit briller nos trois couleurs

Sur un front dédaigneux des couronnes de fleurs,

J'ai lu quel amour doit parler à sa jeune âme,

Et, lorsqu'à vos récits son doux regard s'enflamme.

C'est qu'au bruit des combats tout son cœur transporté

Bat à ces deux chers noms : Patrie et Liberté !

KAREL

Et comme à nos combats Jenneval marche en barde, C'est lui seul que la belle en silence regarde.!

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