ACTE li, SCENE VII
Biais en vain. — Et jusqu'à ce jour, A mes vœux le sort fut contraire ; Mais pourquoi me le reprocher?
Mon cœur sera des plus fidèles, Matliilde, puisqu'à vous chercher Mon amour vient d'user ses ailes.
Monsieur Hector!...
HECTOR
Ne craignez rien ; je prends tout sur moi, ma chère Malhîlde! ma femme ! {Il lui baise la main.)
MATHILDE
Monsieur !
nècTOR.
Je prends tout sur moi !
MATHILDE
On vient! {Elle se dégage vivement et s'éloigne. Hector lui fait un grand salut bien cérémonieux, Mathilde y répond par une révérence de pensionnaire. Clémence paraît a la porte de droite avec une femme de chambre. Elle se dirigeait vers la porte de gauche ; en voyant Hector et Mathilde^ elle s'arrête.) HECTOR, effrayé.
Madame d'Ermont !... je l'avais oubliée I
MATHILDE
Bonjour, ma tante.
HECTOR, sautant.
Sa tante I
CLÉMENCE
Bonjour^ Mathilde... {A sa femme de chambre.) Tenez, vous trouverez les clefs de l'argenterie dans le chiffoimi-: r, {La femme de chambre sort; Clémence descend en souriant.) HECTOR, à part.
Je n'ai pas une goutte de sang dans les veines. SCÈNE VIÏ.
HECTOR, M.ITHILDE, CLÉMENCE.*
Ma chère Mathilde, je te présente monsieur... {Mathilde sa» lue) que je ne connais pas.
MATHILDE
Hein?
' Mathilde, Clémence, Hector.
HECTOR
Aïel... {Clémence continue à voix basse.)
HECTOR, observant les deux femmes.
Madame d'Ermont rit beaucoup, MaihilJe no rit pas; ah! je suis bien fâché de ne pas être parti ce matin pour...
CLÉMENXE. .
Vous nous boudez, monsieur ?
HE{.TOR
Mais, madame, vous voulez donc que je sorte d'ici avec des cheveux blancs?
CLÉMENCE
Ma nièce est jeune et crédule, monsieur, et j'ai dû la mettre en garde contre un poursuivant tel que vous. HECTOR, dhni ton solennel.
Madame, je déclare qu'au ^ rix d'3 voire acharnement l'estrapade et le chevalet n'étdient que des jeux de société. [Clémence part d^un grand éclat de rire.)
CLÉMENCE, à Hector, Mais, pardon, Monsieur... les devoirs d'une maîtresse de maison... [Elle salue et remonte en riant.) Vieus-tu, Malhilde?*
Oui, ma tante: mais, c'est que... il faut que je repasse mon morceau pour ce soir.
ENSEMBLE
Air: 0 douleur amèrel (12 Travaux d'Hercule, final.) MATHILDE, à part.
De ma confîanca Dieu veut me punir, Et mon espérance Déjà doit finir.
CLÉMEscE, idem.
De sa persistance J'ai dû lo punir ; Pourtant, ma vengeance Bientôt va finir.
HECTOR
D'une extravagance C'est trop me punir Horrible vengeance^ Quand dois-tu finir'
Clémence sort,)
Hector, Clémence, Mathilde.