SCÈNE V
DERBIGNY, ISIDORE, PAULINE, venant de la droite, DE LA PIERRE .MEULIÈRE.
PAULixE, vec surprise.
Monsieur Isidore!...
ISIDORE
Mademoiselle Pauline!... je vous présente tout ce que j'aide mieux en hommages, en respect... en...
PAULINE
Je les accepte avec plaisir... .le ne vous aurais vraiment pas reconnu.
DERBIGNV.
N'est-ce pas qu'il est changé ?
PAULINE
Oh ! oui ! (-4 part.) Pas en beau.
LSiDORE.
Avez-vous toujours ma broche?
PAULLNE.
Toujours, monsieur Isidore.
ISIDORE
Alors, pour vous remercier d'avoir gardé mon souvenir, permettez que je vous embrasse.
PAULINE, 5e défendant.
Monsieur... [Il l'embrasse.) Voilà un procédé bien singulier...
DE LA PIERRE MEULIERE, riiUlt.
Ahl bravo 1 Ah ! très bien !
Ce n'est point un procédé... c'est un baiser, ma foi, un baiser... accent aigu, commenousdisons à l'école. [Derbig-ny lui parle bas.) PAULINE, à de la Pierre Meulière.
Ah! mon père I
DE LA PIERRE MEULIERE
C'est gauche!... c'est écolier... ça manque d'aplomb ; mais il se fera.
DERBiGNV, bas à Isidore.
Observe-toi ! 300,000 francs d'espérances, je te dis.
ISIDORE, bas à Derbignij.
Est-ce que je savais ; je vas ari*ânger ç;i. (Haut.) Mademoiselle Pauline, je me suis acquitté des petites commissions dont vous m'aviez chargé.
PAULINE
"\'ous y avez pensé?
ISIDORE
J'ai là dans ma poche toutes vos parfumeries, l'eau de Portugal, la crème d'Hébé, le patchouli, le diable et son train...
PAULINE
C'est très aimable à vous.
ISIDORE, donnant des paquets et des flacons à Pauline. J'embaume ; depuis Paris, les cliiens me suivent.
PAULINE, les portant sur la table, à droite. Dieuî quelle affreuse odeur! ça infecte le tabac 1
ISIDORE, feignant rétonnernent.
Tiens! tiens! liens!