ACTE I, SCENE M
BROUSSE!
Comme au couvent !...
DOROTHÉE
Remettez- vous, ma chère fille!...
CLOTILDE
il n'est pas là!... Oh! c'est qu'il est reparti !
DOROTHÉE
Qui donc ?
BROLSSEL.
De qui parles-tu !-..
CLOTILDE
Eh bien! de lui... d'un être mystérieux qui marche... qui m'appelle... qui me parle... cela a commencé... tenez, justement le soir de cette bataille qui nous avait tant effrayés !... J'étais à peine rentrée dans ma cellule, que j'entendis remuer autour de moi... je distinguai près de la fenêtre... comme une tête avec de beaux cheveux noirs...
DOROTHÉE
Avait-elle des cornes?...
Je n'en ai pas vu.
BROLSSEL.
Ma pauvre fille , tu avais tremblé tout le jour... c'était un mauvais rêve... un cauchemar...
CLOTILDE
C'est ce que je crus d'abord-., et le lendemain je ne vis plus rien ... Je fus rassurée. . . à peu près !
BROLSSEL.
Tu vois bien.
CLOTILDE
Cependant chaque fois que, dans la journée, j'entrais dans ma cellule, je tremblais toujours comme si je sentais là quelqu'un d'invisible auprès de moi... Aussi, la nuit suivante je résolus de ne pas dormir et d'attendre, pourvoir... mais j'étais trop fatiguée et,^ le sommeil me gagna malgré moi... un sommeil inquiet..- agité... Un peu de bruit me réveilla... et je vis... ah! mon père, vous allez frémir ! je vis deux yeux étincelants attachés sur les miens, que je refermai aussitôt en poussant un grand cri!... DOROTHÉE, criant'
Ah!...
BROLSSEL, sautanL
Ah !... que VOUS êtes bête,, ma chère!
*Brous£el, Clolilde, Darolbôe.
DOROTHEE.
Dame!... j'ai peur!
BROLSSEL.
SoitI mais on ne fait pas peur aux autres... moi qui suis nerveux!... Il fallait appeler au secours...