ACTE m, SCENE X
FRO>-SAC
Il n'y a qu'un instant, madame, j'aurais juré que c'était vous. Maintenant je suis prêt a soutenir Tépée à la main qu'il n'y a d'autre rapport qu'une égale beauté entre ma ianie la chanoinesse de Reuilly et le domino que j'ai eu le malheur d'offenser.
LA CHANOINESSE
En ce cas-là , monsieur le duc, je déclare, moi, qu'il n'y avait qu'une ressemblance trompeuse entre monsieur le duc de FroDsac et Tinconnu qui tout à l'heure...
Assez, de grâce... Ainsi , madame , silence pour silence : pour vous , discrétion et respect ; pour moi , oubli et pardon : voila mon traité.
LA CHANOINESSE
Accepté, monseigneur. [Elle lui tend la main.)
FLORINE
Accepté.
FRONSAC, baisant la main de la Quinoinesse.
Ah ! madame, vous me rendez l'oubli bien méritoire. {A part.) Je me vengerai. [Il salue.) Mesdames... Yenez-vous, Château de mon père... Mesdames, votre serviteur respectueux et discret, Fronsac! [Il sort.)
FLORINE
Eh bien! monsieur Château, est-ce que vous laissez le fils du héros s'en aller tout seul comme un pleutre ?
CHATEAU
Non pas! non pas! mademoiselle... Mais un mot, de grâce, un seul !
FLORINE
Quatre, si vous le voulez!
CHATEAU
Eh bien! si vous entendez des soupirs dans l'air, daignez-vous dire que Château n'est pas loin... Pourvu qu'elle m'ait compris. (// sort en saluant.)
SCÈNB X.