RENÉ, RICHELIEU
RICHELIEU, à part.
Allons, celui-là me console de l'autre. [Haut, lui présentant l'épée.) Monsieur René, reprenez votre héritage de famille; [René Ut repousse) vous vous en êtes servi noblement.
RÉN^.
Non, monseigneur, non, voire générosité ne peut m'aveugler...
RICHELIEU
Vous ne me croyez pas?... Eh bien! cette épée que vous dédaignez, je la prends, moi, [il tire sa propre épée, met celle de René à la place, et lui présentant iauire) et je vous prie d'accepter la mienne. Me croyez-vous, maintenaut? RENÉ, ému jusqu'aux: larmes.
Oh! monseigneur! je vous crois!... je vous crois... je... Excusez-moi, monseigneur... je ne puis parler.
RICHELIEU
Je ne vous demande pas de parler, non plus, René, je vous demande... c'est Tusage quand on s'est battu... je vous demande de m' embrasser.
RENÉ, saisissant la main du duc.
Oh! monseigneur!
RICHELIEU, Vattirant sur sa poitrine.
Plus près! que je sente battre ce jeune cœur, puisque vous en avez un. [La Chanoinesse entre, les voit embrassés.)