‹ ThéâtreChapitre 350 sur 462 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, LA BARONNE, appuyée sur le docteur AUBERTLX, DLCHOC.

Encore un pas, madame la baronne... là... comment êtesvous, ce matin ?

LA BARONNE , à SeS filUs.

Bonjour, mes enfants... Demandez des nouvelles de ma sanlé a mon médecin, mon cher Ducroc ; mais à moi , c'est bien inutile... 11 y a longtemps que je ne m'occupe plus de ces choseslà!...

AUBERTIN

Madame est bien ce matin... très-bien... elle a dormi.

LA BARONNE

Et j'en suis bien fâchée, doceur. Quand je veille, j'espère par moments... .l'ai dormi... j'ai rêvé... un vilain rêve !

THÉRÈSE

Mon Dieu!

LA BARONNE

J'étais avec vous, conune me voilà , dans le parterre. Je pensais à mes fleurs, à mes vieux arbres : il me semblait reconnaître le chant des oiseaux que j'ai nourris... Tout à coup il a sonné je ne sais quelle heure , et , comme si je fusse devenue aveugle, fleurs, arbres, ciel, tout a disparu!... Ma chère maison, je ne la voyais plus!... c'est que j'éiais morte... Mauvais rêve, mes enfants, mauvais rêve !

BENJAMINE

Un rCve, ma mère... Regardez, voici vos parterres et votre maison.

Et vos enfants.

Et votre vieil aoii !

DUCROC, à jj«;7.

L'heure qu'elle a entendue sonner!... c'était midi... Tout songe n'est pas mensonge.

THERESE

AUBERTIN

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