ACTE I, SCENE VI
LA BARONNE
Ducroc , on n'a pas de nouvelles de la ville... Cette réunion de créanciers, dont on nous menaçait, a-t-elle eu lieu, et... Tadjudicaiion...
DUCROC.
Pas que je sache, madame.
AUBERTiN, à la haronne.
Il n'y a p'us personne assez riche en France pour acheter Granlier!... cela me raccommode un peu avec ceux qui ont ruiné tout le monde l... Quant aux créanciers, ils accorderont encore du temps!.,. N'est-ce pas, monsieur Ducroc?
DUCROC.
Sans doute!... Les pelouses sont bleues de violettes qui ont éclos cette nuit. iS'y ff.Tez-vous pas un tour, madame la baronne, et je vous montrerai dans la serre des fraises déjà rouges.
LA BARONNE
Ducroc change la conversation... agréablement, il n'y a rien a dire!... Oui, Ducroc, allons voir les violettes, allons admirer les fraises, et puis, coir.me je serai bientôt lasse, nous reviendrons nous asseoir ici.
THÉRÈSE, à Benjamine,
Tu vois bien qu'il est bonhomme, il veut épargner même une inquiétude k notre mère.
BENJAMLNE.
J'aime mieux monsieur Aubertin. {Elle prend le bras du docteur,)
DUCROC.
Je donnerais bien quelque chose pour n'être pas ici, a midi.
LA BARONNE, partie déjà.
Allons, Ducroc, allons, montrez-nous le chemin!... (Ils sortent.)
SCEP^E VI.
JACINTHE, àla grille, puis CABRY.
JACINTHE
Via une maison! [Elle entre.) El on entre. Allons! Cabry, allons !
CàBRY.
J'ose pas. Jacinthe.
JACINTHE
J'ose bien, moi... viens donc... c'est très-beau ici!... c'est quelque château... Eh bien, tu n'ayances pas?
*■ CABRY.
Je ne peux pas... nous avons tant marché depuis Toulon !
JACINTHE
C'est vrai, mon pauvre garçon, et puis j'oubliais... tu es dans ton jour de fièvre.