GABRY
Et puis j'ai faim.
Ah! dame, voilà : quand tu grelottes, je te donne luoii lablier, mon casaquin , ça te réchauffe, mais quand tu as faim et que je n'ai plus d'argent, avec les cordons du tablier, faut se serrer le ventre.
CABRT.
Ce n'est pas encore tant la fièvre, ce n'est pas encore tant la faim.
JACINTHE
Qu'est-ce donc?
CABRY.
C'est la soif!... Oh! si j'avais un pichet de notre cidre de Bretagne.
JACINTHE
Dans ce méchant pays, n'y a pas un seul pommier ! rien que des vignes.
CABRY.
Pouah'... Cependant j'aurais du vin que j'en boirais tout de même... {Jl soupire.)
JACINTHE
Eh! Ib... ne geins pas, Cabry I... voyons, ne grelotte ()as comme ça, tu vas déraciner les arbres... n'y a donc personne ici ! *
CABRY.
Si nous allions du côté des cuisines?...
JACINTHE
Fi donc ! faut se présenter honnêtement... Attends un peu. {Elle va tirer la sonnette de la grille,)
CABRY.
Mais on va venir !
JACINTHE
Je l'espère bien ! {Elle sonne encore.)
CABRY.
On va nous chasser !
JACINTHE
Eh bien ! nousnousen irons 1 {Ellesonne encore.) Mais auparavant, je coûterai nos malheurs, et on t'aura donné à boire.
CABRY.
Ça ne prendra pas î... {EUe sonne»)