‹ ThéâtreChapitre 410 sur 462 · ACTE m, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE II

AUBERTIN, avec sang-froid.

Erreur! {La Baronne regarde Benjamine.)

BRNJAMINB, même j 611.

Erreur I

LA BARONNE

C'est bon î il est dit que je ne saurai rien do vous. Je saurai donc par moi-même, et quant à Raymond, pour commencer, j'ai pris des mesures, et nous verrons!

BENJAMINE

Ah ! docteur !

AUBERTIN

Que veut-elle dire ?

LA BARONNE

Ces cachoteries, ces chuchotements, ces malaises, ces apparitions de gens qu'on croit loin, et ces disparitions de gens qu'on avait près de soi, en un mot, tous ces mystères du château de Grantier, seront peut-être moins difficiles à pénétrer que ceux du manoir d'Udolphe.

AUBERTIN

Madame.

BENJAMINE

Chère mère !

LA BARONNE

Patience ! vous dis-je.

AUBERTIN

En vérité, je ne vous comprends pas !

LA BARONNE

Assez, docteur, assez! j'ai vu de travers, j'ai mal entendu, et je radote ; monsieur Raymond est aux prises avec les gens d'affaires i Paris ! nous le verrons bien, je ne dis que cela. Mademoiselle Jacinthe roucoule dans les genêts de sa Vendée, n'en parlons plus. A bientôt! Allons déjeuner!

BENJAMINE

Des soupçons ! il nous manquait cela !

Ce n'est plus teuable, mon enfant !

LA BARONNE

J'attends, docteur.

BENJAMINE

Raymond, aux environs du château, sans me parler, sans chercher à me voir!... Il me hait et me méprise, mon Dieu I ,

LA BARONNE

Allons, Benjamine!

BENJAMINE

Me voici, ma mère... Oh I tantôt, je me régalerai de pleurer ! {Ils sortent.)

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