ACTE m, SCÈNE II
AUBERTIN, avec sang-froid.
Erreur! {La Baronne regarde Benjamine.)
BRNJAMINB, même j 611.
Erreur I
LA BARONNE
C'est bon î il est dit que je ne saurai rien do vous. Je saurai donc par moi-même, et quant à Raymond, pour commencer, j'ai pris des mesures, et nous verrons!
BENJAMINE
Ah ! docteur !
AUBERTIN
Que veut-elle dire ?
LA BARONNE
Ces cachoteries, ces chuchotements, ces malaises, ces apparitions de gens qu'on croit loin, et ces disparitions de gens qu'on avait près de soi, en un mot, tous ces mystères du château de Grantier, seront peut-être moins difficiles à pénétrer que ceux du manoir d'Udolphe.
AUBERTIN
Madame.
BENJAMINE
Chère mère !
LA BARONNE
Patience ! vous dis-je.
AUBERTIN
En vérité, je ne vous comprends pas !
LA BARONNE
Assez, docteur, assez! j'ai vu de travers, j'ai mal entendu, et je radote ; monsieur Raymond est aux prises avec les gens d'affaires i Paris ! nous le verrons bien, je ne dis que cela. Mademoiselle Jacinthe roucoule dans les genêts de sa Vendée, n'en parlons plus. A bientôt! Allons déjeuner!
BENJAMINE
Des soupçons ! il nous manquait cela !
Ce n'est plus teuable, mon enfant !
LA BARONNE
J'attends, docteur.
BENJAMINE
Raymond, aux environs du château, sans me parler, sans chercher à me voir!... Il me hait et me méprise, mon Dieu I ,
LA BARONNE
Allons, Benjamine!
BENJAMINE
Me voici, ma mère... Oh I tantôt, je me régalerai de pleurer ! {Ils sortent.)