ACTE IV, SCÈNE XI
MORASDAL.
Hélas! non... et voilà justement ce que j'avais à vous dire à vous seule, ne pouvartt le dire à votre mère qui ignore tout, et n'osant le dire h Benjamine, car elle l'aime peut-être encore.
THÉRÈSE
Qui donc?
MORANDAL, prenant Thérèse par la main,
DumesniL Voyons, corseillez-moi, pendant que nous somnirs seuls : vous èles désintéressée dans; la question , ie colonel vous était indifférent ou à peu près; puis-je hasarder de raconter à Benjamine la terrible vérité? '
THÉRÈSE
La... vérité?
MORANDAL.
Thérèse, mon cœur se déchire ! c'en est fait de l'honneur de votre famille... Dumesnil n'épousera pas votre sœur; il ne la reverra jamais!
THÉRÈSE
Pourquoi, mon Dieu?
M0RAXDAI-.
Parce qu'au lieu de me laisser tuer sur un bastion à Phiiisbourg. comme le sort m'y avait condamné, Dumesnil, après nf avoir donné sa parole, après m'avoir embrassé... les larmes aux yeux, je me le rappelle, Marcellin a profilé de mon absence
f»our commander l'assaut; parce qu'il s'est élancé le premier sur es batteries anglaises, parce que le bastion miné a sauté en l'air, et que le colonel Dumesnil est mort î...
THÉRÈSE
Marcellin... mort!...
MORANDAL.
Tué à ma place ! englouti sous les ruines, dans les flammes, sans que l'ennemi ait môme retrouvé ce glorieux cadavre sous lei! débris!
THÉRÈSE
Oh! oh ! oh I... [Elle tombe à genoux.)
C'est affreux, n'est-ce pas?
théuèse, essayant de se traîner vers la table et lui désignant du geste la tasse qui est dessus.
Par pitié, monsieur...
MORANDAL, lui offrant la tasse.
Tenez, Thérèse !
THÉRÈSE
Merci!...
SGEKE XII.
Les Mêmes, BEN7AMINE, AUBERTJN, LA BAROWE, RAYMOND.
BExjAMi.NE, s'élançunt.
Ah ! monsieur, ne voyez- %ous pas qu'elle veut raourirl {Elle arrache la tasse à Morandal et la jette à terre.)
MORiNDAL.
Mourir !...
ALbERTIX.
T)a poison!