‹ ThéâtreChapitre 445 sur 462 · LL:o>, HLllCULL · texte numérisé non relu

LL:o>, HLllCULL

HiRCUJ-E, stupéfait. ■■''•' Lh bien! y comprends-lu quehiue chose?

• ' L. -Z. -il. - * L. -il.

14 LE MARIAGE AL MlUOllU

LÉON

Rien du tout, et je commence à craindre que ce ne soit pas un caprice, mais une idée bien arrêtée.

HERCULE

Tu crois?

LÉON

Eh ! ma chère belle sœur est une jeune personne. . . {Se reprenant vivement.) la plus aimable du monde, pleine de cœur et d'esprit. {A jmrt.) Diable! ne la déprécions pas. (Haut.) Mais elle a une petite tète 1 ... Ah 1 ce qu'elle veut, elle le veut bien. HERCULE, avec chaleur.

Voilà comme tu me consoles ! — Écoute, cher, je ne l'ai jamais ouvert mon cœur, mais j'aime, j'adore Zoé! ce n'est pas de l'amour, c'est delà frénésie. — Depuis deux mois, depuis qu'elle est sortie du couvent, je me suis rangé, j'ai rompu avec. . . avec tout le monde. — J'ai pris à l'avance toutes les vertus du père de famille, je me suis mis à aimer ma femme... comme si elle était ma femme, uniquement et sans partnge !

Air : de la Famille de l'apothicaire.

Mon amour ne fait que grandir,

.le suis distrait à l'audience :

La nuit, je ne [lUis plus dormir.

Le jour, je perds mon éloquence '.

Tu sais mon féroce appétit :

Eh! bien, cher, je ne puis rien prendre...

Enlin, mon médecin m'a dit,

Que je ne pouvais plus attendre, bis.)

Et je ne te cache pas que s'il fallait que j'allasse m'enlerrer en Pioviuce, à Pontoise, saus être marié, sans avoir Zoé près de moi, je sens ! ah ! je sens t|ue mon début au Tribunal serait déplorable. LÉON, riant.

Ce pauvre Hercule! mais en vérité, j'ai beau me creuser la tète...

Ah :

Quoi ? — Tu as trouvé ?

HERCULE

Elle aura entendu parler de mon aventure des Variétés !

LEON, haussant les épaules.

Allons donc!

HERCULE

Ou de mon souper de l'Opéra !

LÉON

Laisse-moi donc tranquille! mais plutôt, hier, à ce bal, tu auras fait quelque maladresse.

HERCULE

Du tout ! Le botiquet de rigueur, les glaces d'usage, le manteau en sortant ; je n'ai manqué à aucun des devoirs de mon emploi.

HERCULE, criant.

LÉON

SCE-NE MI. \o

LÉON

Mais lu n'as pas dansé?

HERCULE, avec dignité.

Ah!. . . un magistral !

LÉON, frappé d'un souvenir.

Mais elle a dansé, elle, la scholisch, deux ou trois lois, je nie le rappelle, avec M. d'Herbigny, un militaire, un joli garçon. HERCULE, s' examinant avec complaisance.

Ali ! peux-tu comparer ? . .

LÉojy.

Si tu veux. Mais c'est le frère d'une de ses amies de couvent.

HERCULE, vivement.

On recevait des militaires à son couvent?

LÉQN.

Eh ! non, mais elle a pu arranger un petit roman avec la sœur...

{Coup de sonnetttc).

HERCULE

Ah! Léon, ne me rends pas jaloux! je ne le suis pas encore. (D'un ton concentré.) Si je l'étais jamais. (Coup de sonnette plus fort.)

LÉON

Qu'est-ce que c'est que ça î

HERCULE

c'est ta femme qui sonne !

LÉON

Non, ma femme est sortie, {On sonne à tour de bras.) et puis elle ne sonne pas si fort ; ce doit être Zoé. {On ressoune).

HERCULE

Le fait est qu'elle ne sonne pas mal.

Page 1