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HiRCUJ-E, stupéfait. ■■''•' Lh bien! y comprends-lu quehiue chose?
• ' L. -Z. -il. - * L. -il.
14 LE MARIAGE AL MlUOllU
LÉON
Rien du tout, et je commence à craindre que ce ne soit pas un caprice, mais une idée bien arrêtée.
HERCULE
Tu crois?
LÉON
Eh ! ma chère belle sœur est une jeune personne. . . {Se reprenant vivement.) la plus aimable du monde, pleine de cœur et d'esprit. {A jmrt.) Diable! ne la déprécions pas. (Haut.) Mais elle a une petite tète 1 ... Ah 1 ce qu'elle veut, elle le veut bien. HERCULE, avec chaleur.
Voilà comme tu me consoles ! — Écoute, cher, je ne l'ai jamais ouvert mon cœur, mais j'aime, j'adore Zoé! ce n'est pas de l'amour, c'est delà frénésie. — Depuis deux mois, depuis qu'elle est sortie du couvent, je me suis rangé, j'ai rompu avec. . . avec tout le monde. — J'ai pris à l'avance toutes les vertus du père de famille, je me suis mis à aimer ma femme... comme si elle était ma femme, uniquement et sans partnge !
Air : de la Famille de l'apothicaire.
Mon amour ne fait que grandir,
.le suis distrait à l'audience :
La nuit, je ne [lUis plus dormir.
Le jour, je perds mon éloquence '.
Tu sais mon féroce appétit :
Eh! bien, cher, je ne puis rien prendre...
Enlin, mon médecin m'a dit,
Que je ne pouvais plus attendre, bis.)
Et je ne te cache pas que s'il fallait que j'allasse m'enlerrer en Pioviuce, à Pontoise, saus être marié, sans avoir Zoé près de moi, je sens ! ah ! je sens t|ue mon début au Tribunal serait déplorable. LÉON, riant.
Ce pauvre Hercule! mais en vérité, j'ai beau me creuser la tète...
Ah :
Quoi ? — Tu as trouvé ?
HERCULE
Elle aura entendu parler de mon aventure des Variétés !
LEON, haussant les épaules.
Allons donc!
HERCULE
Ou de mon souper de l'Opéra !
LÉON
Laisse-moi donc tranquille! mais plutôt, hier, à ce bal, tu auras fait quelque maladresse.
HERCULE
Du tout ! Le botiquet de rigueur, les glaces d'usage, le manteau en sortant ; je n'ai manqué à aucun des devoirs de mon emploi.
HERCULE, criant.
LÉON
SCE-NE MI. \o
LÉON
Mais lu n'as pas dansé?
HERCULE, avec dignité.
Ah!. . . un magistral !
LÉON, frappé d'un souvenir.
Mais elle a dansé, elle, la scholisch, deux ou trois lois, je nie le rappelle, avec M. d'Herbigny, un militaire, un joli garçon. HERCULE, s' examinant avec complaisance.
Ali ! peux-tu comparer ? . .
LÉojy.
Si tu veux. Mais c'est le frère d'une de ses amies de couvent.
HERCULE, vivement.
On recevait des militaires à son couvent?
LÉQN.
Eh ! non, mais elle a pu arranger un petit roman avec la sœur...
{Coup de sonnetttc).
HERCULE
Ah! Léon, ne me rends pas jaloux! je ne le suis pas encore. (D'un ton concentré.) Si je l'étais jamais. (Coup de sonnette plus fort.)
LÉON
Qu'est-ce que c'est que ça î
HERCULE
c'est ta femme qui sonne !
LÉON
Non, ma femme est sortie, {On sonne à tour de bras.) et puis elle ne sonne pas si fort ; ce doit être Zoé. {On ressoune).
HERCULE
Le fait est qu'elle ne sonne pas mal.