SCÈNE VIL
Les PRÉCÉDENTS, NANETTE.
NANETTE, Sortant de la chambre à droite et parlant à la
canlonnade.
Oui, Mamzelle, j'y cours, et Madame vous attend au jardin.
LÉON *
Nanette, lu diras à Mademoiselle que j'ai seul ici le droit do casser les sonnettes.
NANETTE
Ah î Monsieur, c'est d'ma f;ujle. J'étais là que j'cherchais à faire entendre jaison à mon mulet, Jean Eaillou, pour ne pas nous marier. ..
LÉON
El qui vous en empêche?
NANETTE
C'est Mamzelle.
Li:o>.
lleiu? Mademoiselle'''
?<A>LrrE. Ulledit qu'il ii'laut pas s'presser.
LÉO
tl pour quelle raison?
NANETrt.
Je n'sais pas, Monsieur. . .
LÉO \
Comment! elle ne l'a pas dit. . . {Hercule redescend.)
>A>iETTE.
Llle m'a dit que je ne comprendrais pas; mais en fait de mariage, Mamzelle doit s'y connaître mieux que moi, elle a été élevée au couvent !
LÉON, trèa-inlr'Kjut:
Kt lu obéis sans savoir ?
>-ANETTE
Dam! elle rn'a promis une ferme ! même qu'elle vient de m'dire qu'il y avait des vignes, et du bon !
HERCULE
Comment? elle fait de la propagande! elle empêche les autres de se marier! Mais c'est la lin du monde alors ! LÉo.N', à part»
Comment diable deviner?
\ A. NETTE
Mais pardon, faut qu^j'ailleà la poste porter sa ieltre. . .
LÉO-N, haut *.
liein ! une lellie... d'elle?.. [Il prend la lettre et regard'l'adrenae. — A part.) (sut vois-je!.. {Haut), François la portera ioec les miennes. . . Ta commission est faite, va ! ^A-m:tte. Ali! merci bien, Monsicui-. (J part, en sortant). J'vas dire à k'.in Faillou qu'il va des vignes ! ça l'ientera, çà ! {Elle sort.)
SGÈ^E Mil.
LÉON, HEPvCLLt:.
[l'cndant que Léon regarde si Nanetle e.sl partie, Hercule lit l'adresse de la lettre.) u EU ctLi: ■'•■■•".
Ciel ! à M. d'iierbigny ! . .