SCENE Mil
LÉON
C'est ce <iue je pensais, el ma foi, j'ai bien envie . .
HERCULE, vivement.
De briser le sceau?
LÉON, vivement.
Pour t'obligcr. Au fait, je suis son tuteur.
HERCULE
El moi, son mari . . . presque!
LÉON
Je remplace sa supérieure.
HEncu.i:. Les hommes sont toujours supérieure !
LÉON
Les tuteurs ont aussi leur cabinet noir.
HEBCULE, étendant la main.
Romps', romps! mon ami, la justice le couvre de son in.i;ileau.
LÉON, ouvrant la lellve.
C'est fait!
HERCULE
Ah ! je vais donc, cnlin ?
LÉON
{/É part.) Diable! Si elle parle de lui!. . . (Haut.) Non, non. . . . Tu vas faire le guet ! Il ne faut pas que nous soyons surpris ! HERCULE, remontant.
Ali! fichtre, non ! — J'aurais pourtant voulu.. .
LEON
Elles sont au jardin, surveille-les.
HERCULE, s'en allant.
Mais tu médiras. . .
LÉON
Sois tranquille ! {Hercule disparait. — Lisant :) « Ma chère Laure, c nous habitons une délicieuse camp^jgne, près d'Auleuil.... « {Parcourant des ijeux.) Le parfum des fleurs .. le chant des « oiseaux. . . » {Parlé.) Quel style ! quel falr;is ! Ah ! le mot mariage. {Lisant.) « Quant aux emplettes dont je l'avais chargé pour ■ mon mariage , ne te presse pas , je ne inc marie pas encore. • {Parlé.) Nous y voilà.
HERCULE, paraissant au fond.
As-tu trouvé?
LÉON, cachant vivement la lettre.
lïein? comment! c'est toi ?. . . . tu m'as fait une peur ! guette donc toujours.
HERCULE
Je refactionne! {Il remonte la scène ) LÉON, lisant.
* Faut-il que je le rappelle ...»
HERCULE, revenant.
!\lais oui , certainement,