‹ ThéâtreChapitre 451 sur 462 · SCÈNE i · texte numérisé non relu

SCÈNE i

Je le le jure.

zoi:, a fuirl.

Il jure ! il doit »;lre sincère. Mais alors je m'«*tais donc trompée, el c'étaient les affaires qui. . . {Se rotournaut virement vers Herriili\) Monsienr Ilerrule?*

HERCULE, pirouettant.

Madeniniselle?

Avez vous des actions dans les chemins de fer?

UERCULE.

Désirez-vous que j'en aie? Mais, pour êire franc, je n'en ai pas.

ZOÉ

Tarif mieux, un mari ne doit avoir aucune préoccupation d'argent.

HERCULE, viceihent.

Alors je puis vous offrir les meilleures garanties. Toute ma fortune est en terres ; j'ai une propriété . . . LfON, légèrement.

r.h î eh ! la propriété. . .

zoK, virement.

Est-ce que ce n'est pas .sûr?

Ll.O.N.

On le dit.

HERCULE, vivement.

Ne l'écoulez pas, Zoé! c'est un réactionnaire, un socialiste! La propriété est solide comme mes jambes. { Il bat un entrechat énorme**.) Elle est d'aplomb! (Tous se mettent à rire ; basa Léon.) Elle a ri ! parle-donc pour moi.

LÉON, haut.

Désolé, mon cher ami; mais ma femme désire garder sa s<eur encore quelque temps.

HERCULE, a.so-uïii .

Qu'est-ce que lu dis donc?

LÉON *■■■'

Et, ma foi ! je ne suis pas fâché non plus de la garder.

HERCULE, ejaspére.

Mais c'est une trahison, une infâme trahison ! Toula l'heure, lu m'avais promis.. .

LÉON

Ahî tout à l'heure tu m'avais monté la léle ! .l'avai.N tore.

ZOÉ. ijaicincnl .

l.t moi aussi.

H Eli eu LE.

ein '.'

* H. — Z. — L. - Ad.

' " Z. — H. — E. — Ad.

*" z. — T.. — 11. - Ad.

22 LE MARIAGE AU MlROlR.

ZOÉ, passant près de sa sœur.

Oui, je l'avoue, ce matin j'avais des craintes, des idées .. . mais depuis un moment j'ai vu que. . .

HERCULE, bas à Léon *.

J'en étais sur, mes. . . (Il simule un entrechat et remonte.)

LÉON, à part .

Imbécile î

ADÈLE, à Zoé, Quoi! tu consentirais. ..

ZOÉ

Ah! pas tout de suite, mais dans six mois peut-être... ou trois...

HERCULE, suppliant.

Ah 1 Zoé !

ADÈLE

Voyons, vous pouvez bien attendre trois mois?

HERCULE, tragiquement.

Non, Madame, ni moi, ni la covheiWe (Piteusement); car vous oubliez la corbeille ! des dentelles, des blondes magnifiques, qui vont [>asser de mode, se faner ! ces pauvres blondes î ADÈLE, riant.

Allons, Zoé, par pitié pour les blondes !

ZOÉ

Mais il faudrait au moins la voir cette fameuse corbeille ! HERCULE, fou de joic.

Ah ! je cours la chercher î Elle vous décidera. Vous m'épouserez sans remise 1 et ce jour-là, Zoé, je trépigne sur ma dignité de magistrat. Nous danserons des Mazourkes, des Scholiscli, des... Nous danserons tout ce que vous voudrez!

Décidément, il est piqué de la tarentule î

ESSEMBLE.

Air :

Oue roii peut trouver à Paris; Car ce sont souvent les corbeilles Qui fout accepter les maris.

{.Uh'le prend le Iras de Léon. — Ils sortent ; Hercule l^s suit en dansant.)

Page 1