ACTE I
l.A BARON>E, lisant.
Mais ce n'est pas tout... Un projet de mariage!.,, une jeune lille qu'il a vue à Vienne...
LE MARQUIS
C'est bien cela... une Allemande.
LA BARONNE, lisant toujours.
Il a engagé sa parole.
LE MARQUIS, avec aplomb.
Oh ! rinfidélité est complète... Il n'a pas marchandé, le pauvre garçon !
LA BARONNE
Ah! c'est singulier, ce dernier mot rteserrre le cœur...
LE MARQUIS
Oh! c'est un enfantillage... En somme, l'impossible arrange loul...
LA BARONNE, distraitement, se levant.
Oui, c'est vrai, cela arrange tout, (au Domestique .|m entre.)
Qu'est-ce encore ?
LE DOMESTIQUE
Une carte!...
LA BARONNE lit la carte. Au Domestique.
Faites attendre un instant, je vous rappellerai, (au Marquis.) C'est mon mari.
XE MARQUIS
Eh bien, vous voilà toute tremblante?... Mais c'est à lui de trembler !
LA BARONNE
Vous riez, mon oncle?... Ah! c'est que vous ne comprenez pas ce supplice, d'appartenir à un mari qu'on n'aime pas, et de voir malheureux celui qu'on aime.
LE MARQUIS
Ta, ta, ta, ma nièce, ne vous exagérez pas les choses de la sorte. Celle réconciliation n'est, après tout; faite que pour le moiidoj et quoiqu'il ait habité longtemps l'Amérique, votre mari n'est pas un sauvage. 11 eulondra raison.
l'o Li; in; loi i; lu maiu
El s'il n'i'nleiulail jias raison... s'il icclamail... ilos ilmits. .. Car entiii...