SCÈNE PREMIÈRE
LE MARQUIS, entrant du fond, LA BAROxNXE, entrant de
la droite.
LE MARQUIS, entrant.
Bonjour, ma chèro ; je viens matin pour ral)rouer un peu mon neveu, alin de réveiller mes idées. Où est-il, ee mari ressuscité?
LA BAROISNE, indiquant la porte à gauclie.
Là, dans son appartement.
LE MARQUIS, allant «asseoira droite.
Vous voilà donc enfin rentrée en ménage ! Je me sens tout heureux, car, voyez-vous, ma chère, bien que je vous aime de tout mon cœur, ce n'était pas la même chose de vous avoir chez moi; c'était l'union de deux solitudes. Mais ici, c'est la
lamille. (La Baronne s assied devant tnn mc'iior; le Mar(|iii$ est assis k sa
gauche.) La famille !... quel mot charmant pour celui qui a vécu seul! comme le cœur s'épanouit à Taise! comme il se repose dans ce milieu sacré!... Ali! l'on aura beau vanter la liberté, l'indépendance, l'homme sans famille traverse la vie comme un voyageur qui s'endort chaque soir sur un lit d'auberge.
LA BAROMSE. *
* Vous pouvez parler ainsi, mon oncle, vous qui êtes las du * voyage et de la liberté.
* Les passages marqué» d'un astérisque se Bupprimeot à la repiV-sentation.