‹ ThéâtreChapitre 140 sur 292 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

CONTRAN, LA BARONNE.

Jane, pardonnez-moi la douleur que je vous cause... Sur ce que j'ai de plus cher, je vous jure qu'en venant ici, j'ignorais...

LA BARONNE, fiévreuse.

Prenez garde, monsieur, vous vous oubliez, on pourrait vous entendre...

CONTRAN.

Jane!

LA BARONNE, avec une amère ironie.

Voyons... parlons de vos amours... de votre fiancée!

CONTRAN.

Par pitié, laissez ce ton de raillerie que démentent les larmes qui roulent dans vos yeux !

LA BARONNE

L'affection qu'on vous ordonne d'avoir pour moi s'exagère., je Vous sais gré de votre sollicitude... mais... n'y a-l-il pas à vous... un peu trop de présomption... à... croire.

CONTRAN.

Mais, malheureuse femme, les sanglots vous étouffent !

LA BARONNE

Moi?... Non... non...

CONTRAN.

Mais vous vous détournez pour cacher des larmes !

LA BARONNE, éclalant eo saoglols.

Eh bien! oui, les sanglots m'étoullent... Oui, mon cœur se brise!... Oui, ce supplice est au-dessus de mes forces!... Ah! vous voulez voir mes larmes... Eh bien! voyez-les! (Eiie lourne

vers GoDtraD ton visage baigné de pleurs.)

CONTRAN.

Jane !

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