SCÈNE X LE BARON, VALONNE, CONTRAN
VALONNE
Mon ami, mon amiî... Ah! mon Dieu!... ta femme!...
CONTRAN, voulant se retirer.
Monsieur le baron...
VALONNE
Oh! vous pouvez rester, monsieur, vous n'êtes pas de trop.
LE BARON
Eh bien?
VALONNE
J'étais tranquillement chez ton oncle, à lire, en l'attendant, le traité d'hippiatrique raisonnée de monsieur de Melval... Ta femme entre... fort agitée... demande le marquis... je réponds qu'il n'y est pas... Elle s'assied, lui écrit, part en me conliant sa lettre... l'oncle arrive, je la lui remets, il la lit, jure! m'apprend tout... enfin... lis la lettre de ta femme.
LE BARON
Donne, donne, (il lit.) « Mon oncle, j'ai fui la maison de » mon mari... Je me réfugie chez monsieur de IVesme, avec » qui je quitterai la France ce soir... Il ne peut pas ahan- » donner celle qui se perd pour lui! Pardonnez-moi et sou- » venez-vous que ce que je fais aujourd'hui, votre neveu l'a » fait il y a dix ans... » Ah! (ii faii un rcsic de coicre.)
VALONNE
Mon pauvre ami! Du sang-froid ! du sang-froid!... Je suis ton cousin, je t'aime... ma vie esta loi... ma discrétion... une tombe... n'ébruite rien, je m'en vais le tuer!
LE BARON
Arrête!.. Pas un mot!