SCÈNE II
MADAME DUCHATEAU, DUCHATEAU, LAURE,
SYLVAIN
MADAME DUCOATEAU, culrant sur le deruicr mot.
Tète folle!.,. C'est bien dit. (eIIg fail déposer sur la tabh 4 gaudie une corbeille de fleurs que porte un domestique.)
LAURE ^ à Sylvain.
Tiens! il y a de l'écho.
SYLVAIN
Taisez-vous, petite fille.
LAURE
Petite fille!... 0 géant!...
SYLVAIN
Et qu'êtes-vous, je vous prie, vous que j'ai portée dans mes bras? Qu'avez-vous fait de la dernière poupée que je vous ai donnée, ingrate!
MADAME DUCHATEAU.
Et quelle est donc cette nouvelle folie que Sylvain médite ?
DUCHATEAU.
Oh! une extravagance, comme toujours; (Madame du-
chàleau arrange les fleurs dans des vases qui sont sur la cheminée , à gauche; Duchàleau est assis à gauche ; Sylvain est sur le devant de U «cène, à droite.)
LAURE, à Sylvain, à demi-voix.
Dis donc, tu es allé à Paris, ce matin?
SYLVAIN, de même.
Oui.
LAURE, de même. '^
As-tu vu monsieur Lambert?
4i LA FIAMMINA
SYLVAIN, do mime.
Cjï.
LAURE , de mfme.
Lui as-lii parlé... do no.is?
SYLVAIN, de même.
Oui.
LAURE, de mcmc,
Qu'a-l-il dit?
SYLVAIN , de m.' me.
Tlmicz-yous droite, mademoiselle.
LAURE, d'uo ion càlJD
Petit frère...
SYLVAIN
D'abord, je suis grand.
LAURE, de même.
Oui, mais dis-moi... Tu es si grand... (avcc admiration.) . Oli ! comme tu es grand î
SYLVAIN
Ah! très-bien. Et de plus, généreux. Prépare-toi à rougir.
LAURE, toujours à demi-voix.
Mais dis donc.
SYLVAIN, de ?nf me , gravement.
Monsieur Lambert m'a prévenu qu'il aurait riijniiour de venir aiijourd'iiui... diner.
LAURE, de même.
Es-tu méchant!...
SYLVAIN, de même.
Et dema^^dcr, pom son fils, la main d'un des enfants de monsieur Muchàlcau.
LAURE
Ahl