ACTE II
SYLVAIN, (le même.
Et comme monsieur Duohàleau n'a que deux enfants, j'ai tout de suite supposé que cela regardait l'un de nous.
LAURE
Merci! Tu es gentil.
MADAME DUCHATEAU, venant au milieu.
Que discutez-vous donc dans cette grave conférence?
SYLVAIN
Une attention filiale : j'engageais Laure à tresser des couronnes de roses pour mon père, à l'occasion de sa fête.
DUCHATEAU.
Elles pourraient trouver leur emploi, car je vous annonce la visite de lady Dudley.
La Fiammina!... Elle va venir?
DUCHATEAU.
Toi, si tu ne me promets pas d'être convenable, je te préviens que je le chaige dune commission très-pressée pour Paris.
SYLVAIN
Merci, j'en viens.
DUCHATEAU.
Oui, et tu es même assez poudreux ; lu y es allé à cheval, donc?
SYLVAIN
Oui, j'avais besoin de voir Henri... 11 était déjà sorti.
DUCHATEAU.
Puisqu'il va venir. (SjWain se rapproche de son père, loiijour» aisis, à gauche; Laure est au piano, à droite; raadjme Duchàteau arrange toujours ses fleuis.)
4f. I A riAMMIXA
SYLVAIN} à son père et à mi-voix.
Chut !... lais-toi... je suis inquiet... j'ai oublié de te le dire : il a eu une affaire hier, aux Italiens, avec un monsieur... je ne sais à quel propos; j'ai seulement appris qu'ils ont échangé leurs cartes.
DUCOATEAU, se levant.
tti duel !
LAD II E, qui a enlendu son père»
Un duel!... Qui^... Henri?...
SYLVAIN, jniiaul rrlonncment.
Henri, un duel?... Tu as mal entendu.
LAURE
Si; lu as dit : Ilcuri... et mon père s'est écrié : Un duel!... Ah! mon Dieu!
SYLVAIN
Oh! les petites ûlles!
MADAME DUCHATEAU, à Duiliàleau.
Est-ce vrai, mon ami?
DUCHATEAU.
Non, non, il n'est pas question de lliiiri.
UN DOMESTIQUE, annonçaul.
Lord Dudley... madame Fiamniina.