ACTE III C
DUDLEY
Oh! il y a autre chose. Allons, causons cœur à cœt.r, ce manque de conQance n'est pas digne de nous.
FIAMMINA.
Mais que voulez-vous qui me soit arrivé, Georges? Non, je n'ai rien, je suis souffrante, voilà tout, je voua le répète.
DUDLEY
Vous avez un secret, et je l'ai deviné, ce secret.
FIAMMINA.
Vous avez deviné?
DUDLEY
Oui, je le crois du moins, et je vais vous le dire : U y a dix ans, quand, vous croyant libre, je voulus vous épouser, vous me répondîtes que vous étiez mariée.
FIAMMINA.
Georges !
DUDLEY
Laissez-moi continuer. Vous refusâtes de me dire le nom de votre mari, j'ai compris alors que vous rougissiez de lui.
FIAMMINA.
Moi !
DUDLEY
J'ai respecté votre- secret, et j'eusse cru manquer de délicatesse en cherchant à le pénétrer.
FIAMMINA.
Mais où voulez-vous en venir?
DUDLEY
A ceci : Nous avons vécu dix ans l'un pour l'autre, nos cœurs ne>se sont jamais démentis, je vous ai donné tout le bonheur que vous pouviez attendre d'un honnête homme, ma vie est devenue la vôtre, et je vous de-
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niando, au nom do ces dix années heureuses, de répondre à uniî question.
Fl.VMMlNA.
Que me demandoz-vous?
DUDLEV.
Je vous demande si voire mari est à Paris?
FIAMMINA.
Monsieur!
DUDLEY
Ne nio jugez-vous pas encore digne de votre confiance?
FIAMMINA.
Si, vous avez raison, et je vous répondrai loyalement comme vous m'interrogez. Oui, mon mari est à Paris.
DUDLET.
El... voulez-vous me diic son nom?
FIAMMIKA.
Oh! jamais! Milord, ce nom je ne puis vous le dire.
DUDLET.
Mais vous l'avez donc revu?
FIAMMINA.
Ne m'interrogez pas.
DU dm: Y.
Pardonnez-moi d'insister, mais les craintes qu'il vous inspire me font un devoir de vous proléger.
FIAMMINA.
Me proléger! vous?
DUDLEY
Oui, moi. Écoutez, Fianima : il e.4 de ces positions que la loi a peut-être ouMiées, mais qu'elle sauvegarde (piaiid on réclame son appui. OuDi ! votre maii vous a aLaiidcnnée, livrant votre vie au malheur, à l'i^olcmont,