‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 88 sur 216 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MICHEL, se détachant de son groupe et venant auprès de Judith.

Tu sais que le café est là depuis un moment. Si tu t'occupais un peu de tes invités ?

Ah ! c'est vrai. (A Andrée.) Vous allez m'aider, voulez-vous ?

ANDRÉE Certainement.

Toutes les deux se lèvent et servent le café. Michel revient auprès de Vowenberg, Trévières, etc.

MOISSAC, prenant un livre sur une table. «L'Horaire sentimental, par Lucien Sproom.»

JUDITH, de sa place.

C'est un livre admirable!

MOISSAC, lisant sur la feuille de garde.

«A son Intelligence Judith Fuchsyani... Il a été tiré de « cet ouvrage un exemplaire unique sur vieux Japon à la «forme, signé. — Six exemplaires sur Japon impérial de «Mi-Tjui. — Six exemplaires sur Hollande van Gelder. « — Vingt exemplaires sur Chine Yu-Tsching.» Ça me suffit, je n'irai pas plus loin.

VOWENBERG. avec force.

Et un exemplaire sur peau humaine!

Il prend le livre.

MOISSAC

Il était très bien, Afkler, le dernier numéro de VOréo-

panax.

AFKLER

Oui, il est très intéressant... il y a un bel article du docteur Lurdau, n'est-ce pas? Je crois qu'il fera du bruit.

MOISSAC Fan du hru. Qui est-ce qui signe Torpille ?

AFKLER C'est un garçon qui a été dans la flotte.

MOISSAC Et qui est en train de la couler.

AFKLER

D'ailleurs, ce n'est que le commencement d'une série.

C'est fantastique, ce que nous recevons de documents à

VOréopanax.

MICHEL

Sur quoi?

AFKLER

Sur tout. Après ça, nous publierons les Notes d'un Infirmier, puis le Cahier d'un Brosseur, ensuite le Journal d'un Bisci'plinaire. Mon cher, il y a des choses dont on ne se doute pas. Tenez, hier, nous avions à dîner un homme qu'on a enfermé comme fou... Il nous a raconté des choses terribles. Ma femme en était malade... elle n'a pas pu dormir cette nuit... (criant) n'est-ce pas, Pauline?

PAULINE, à l'autre bout du salon.

Quoi donc. Narcisse?

AFKLER

Cet homme, hier?

PAULINE

Quel homme?

AFKLER

Qu'on avait cru fou.

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