‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 92 sur 216 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

TRÉVIÈRES Non... je suis arrivé à un tournant de ma vie, et...

Ils continuent de causer.

JUDITH

N'est-ce pas que c'est admirable!

L'oncle Emile qui lisait VOréopanax se mêle au groupe, autour des eaux-fortes.

L'ONCLE EMILE Qu'y a-t-il de si admirable?

JUDITH

Ces eaux-fortes de William Dorth... ce sont des merveilles...

ANDRÉE, lui passant une des eaux-fortes. Tiens, voilà le portrait de Judith.

L'ONCLE EMILE, à Judith.

Ça a la prétention d'être vous, ça?

JUDITH Oui, c'est moi.

L'ONCLE EMILE Je ne vous eusse pas reconnue.

JUDITH

Ce n'est pas une photographie... ce n'est pas même, à proprement parler, un portrait, c'est une interprétation.

Il VOUS a interprétée là comme une noyée.

Vous n'v entendez rien.

L'ONCLE EMILE Sérieusement, vous trouvez ça bien?

JUDITH Je vous dis, admirable!

AFKLER

C"est bien vous, au contraire... la sinuosité de la bouche... le mystère du regard.

PAULINE

Oui, et je ne sais quoi dïnfini qui circule à travers l'absolu.

MOISSAC

C'est curieux, j'allais le dire.

PAULINE

Et puis, je trouve que William Dorth a une vision tellement spéciale... ce qu'il fait est d'une synthèse si définitive... Ah! c'est d'un art si inquiétant.

L'ONCLE EMILE Inquiétant pour lui.

JUDITH Vous, d'abord, on ne vous parle pas.

ANDRÉE

J'avoue que si je devais faire faire mon portrait, ce n'est pas Dorth que je choisirais.

Pourtant. Andrée, il vous trouve très bien; il m"a même dit qu'il ferait volontiers quelque chose avec vous.

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