ACTE PREMIER
FARGIS
C'est toi qui n'as pas honte, malheureuse!
LE HAZAY.
Laissez-la donc, Fargis, c'est indigne ce que vous faites là.
FARGIS
Vous avez raison, je m'en vais, je m'en vais.
11 sort comme un fou; on s'empresse autour de Ginette. NELLT.
Ma pauvre petite, c'est effrayant!
GINETTE
Oh ! ce n'est rien, ce n'est rien, j'y suis habituée. Je regrette seulement que ce soit arrivé ici. Votre soirée se serait bien passée de cet intermède. Je vous demande pardon.
NELLY
Oh ! chère amie.
GINETTE
Je vous en prie, ne vous occupez pas de moi, je vais rentrer.
NELLY
Vous ne pouvez pas rentrer toute seule, dans cet état; Le Hazay va vous reconduire, n'est-ce pas, Le Hazay?
LE HAZAY.
Mais, certainement.
GINETTE
Ce n'est pas la peine.
ADRIENNE
Si, si, c'est plus prudent, il vous attend peut-être ors.
4i LA PATRONNE
GINETTE
Il n'y a pas de danger, je le connais, il ne rentrera même pas cette nuit. Quand il est comme ça, en voilà pour deux jours.
NELLY
Quelle existence!
LE HAZAY.
Je suis à vos ordres, madame.
11 sort avec Ginette. Pondant cette scène, des personnes sont déjà parties.
JACQUES LATRILLE, à Adrienne.
Je vous dis au revoir, il faut que j'accompagne maman, elle est là sur la porte qui me fait signe, avec son beau manteau du soir, ma chère !... elle a Fair d'un parfait à la framboise.
11 sort; à ce moment, il ne reste plus dans le salon que Nelly, Sandral, Robert et les Destiié.
ADRIENNE
Dites-moi, Nelly, il ne faut pas avoir une maladie de cœur quand on vient dîner chez vous.
NELLY
N'est-ce pas?
ADRIENNE
Je ne dis pas ça pour moi, j'adore les émotions.
NELLY
Pas moi, ça me bouleverse, ces affaires-là.
ADRIENNE
En effet, vous êtes toute pâle!
SANDRAL.
Tu sais, cette fois, c'est bien fini, je ne veux plus revoir cet animal-là.