‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 63 sur 203 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ROBERT

Ne la plaignez pas, elle est dans son tort : il ne faut jamais être celui ou celle qui vient après un grand amour ou plutôt après un amour malheureux, parce que la femme ou l'homme qui a souffert, inconsciemment se venge; ça rétablit l'équilibre. Mais vous n'auriez qu'un signe à faire...

ADRIENNE

Vous tueriez le cobaye.

ROBERT

Je le congédierais... il n'en mourrait pas.

ADRIENNE

Savez-vous que vous êtes devenu très méchant?

ROBERT

Yavez-vous pas été vous-même très méchante?

ADRIENNE

Oh ! moi, je ne fais pas d'expériences... je ne regarde pas souffrir les gens, moi; une chose m'amuse ou ne m'amuse plus, et je ne peux pas supporter de m'ennuyer, voilà tout.

ROBERT

Voilà tout!... et jeme rends bien compte à quel point j'ai dû vous ennuyer; mais je suis devenu raisonnable, vous savez... je ne suis plus le petit jeune homnv ombrageux, exclusif, que vous avez connu... J'étais si jeune, songez donc ! (m long silence.)

Dites-moi, il s'en est passé des choses depuis un an : la femme de Le Hazay est morte... Ginette est partie avec Houbrun et Fargis s'est remis à boire.

ROBERT

Oui.

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