SCÈNE V PHILIPPE, HÉLÈNE
HELENE, quand Gotte est partie et tout en ôlant sa voilette, son manteau, son chapeau et ses gints.
C'est drôle ! Elle est pourtant très intelligente, Gotte, très fine, et il y a des nuances qu'elle ne saisit pas.
PHILIPPE
Quelles nuances?
HÉLÈNE
Eh bien! à chaque instant, je la trouve ici... elle est toujours fourrée chez toi... ce n'est pas sa place. Je sais bien que c'est mon amie, notre confidente... enfin c'est une question de tact, on a ça ou on ne l'a pas. Et puis je ne sais pas pourquoi je t'en parle aujourd'hui... ça n'a aucune importance... moi je ne le ferais pas, voilà tout. Voyons, est-ce vrai?
PHILIPPE
Je n'en sais rien... c'est possible; tout est possible.
HÉLÈNE, le regardant.
Qu'est-ce que tu as?... J'espère que ce n'est pas l'histoire de cet abbé qui t'a assombri à ce point. Je te l'ai racontée parce que ça me semblait drôle. Si j'avais su, je n'aurais rien dit. Tu n'es pas jaloux, j'imagine?
PHILIPPE
Mais non, je ne suis pa« jaloux... je ne suis pas jaloux... de ça...