ACTE PREMIEK IJ
SCHLINDER. ^
Je suis à leur disposition.
CLAUDINE
Nous voudrions aller dans les endroits où l'on trouve des assassins.
SCHLINDER.
Nous ne les connaissons pas, madame, ces endroitslà.
RAVIER
Si vous les connaissiez, vous ne seriez pas ici.
MADAME GRÉGEOIS
Allons donc, monsieur le Préfet... M. Ravier nous a nommé tout à l'heure un tas de lieux mal famés... le Père-Lunettes, le Château-Rouge, le bal des Gravilliers^ le caveau Saint- Hubert...
RAVIER
La tournée des grands-ducs.
SCHLINDER.
Mesdames, rien n'est plus facile.
CLAUDINE
Dites donc... je ne serai pas très rassurée... il n'y a pas de danger?...
SCHLINDER.
Mais non, madame... pas plus que chez vous.
CLAUDINE
Vous êtes trop bon.
SCHLINDER.
Non, c'est vrai, vous comprenez bien que tous ces endroits-là sont connus, classés... Maintenant on les exploite... et la boutique du Père-Lunettes est devenue un cabaret artLitiquc.
\i AMANTS
RATrER.
C'est le Chat-Noir des pauvres,
MADAME GRÉGEOIS
Enfin nous voudrions voir ça .
SCHLINDER.
Rien n'est plus facile; le jour où vous serez décidées, vous n'aurez qu'à me le faire savoir. Madame, je vous demande la permission de me retirer, il faut que j'aille où le devoir m'appelle.
CLAUDINE
Vous devez être très occupé... ces deux attentats coup sur coup...
SCKLIlSrDER.
Oui, il faut que j'aille au garden-party du ministre des affaires étrangères.
RAVIER
J'y vais aussi... Voulez- vous faire route ensemble?
SCHLTNDER.
Mais très volontiers.
Ils sortent.
MADAME GRÉGEOIS
Il est charmant !
MADAME JAMINE.
En voilà un qui a un métier amusant : il doit en savoir des histoires !
MADAME SORBIER
Il y en a encore beaucoup qu'il ne sait pas.
FRAULEIN, survenant.
Madame]
Qu'est-ce qu'il y a encore, Frauiein?