‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 137 sur 227 · I.E GRAFFIER · texte numérisé non relu

I.E GRAFFIER

Uu de les faire sciemment.

CHRISTIANE

Oui, quand on est méchant.

LE GRAFFIER.

I Le fait est que je me demande souvent comment il le se commet pas plus de gaffes dans le monde. Songez !onc!... il faut savoir tant de choses : être au courant es liaisons qui commeii cent, des adultères qui battent 3ur plein, des ruptures, des situations de fortune et aème des religions !

CHRISTIANE

Ce n'est pas une mince affaire.

LE GRAFFIER.

On appelle ça: faire des potins. C'est bientôt dit. Mais

e qui nous pousse à colporter des nouvelles et à

;n écouter, ce n'est pas malice pure et curiosité vaine,

lais le sentiment très net que nous devons être avertis,

afin de ne pas patauger misérablement dans la plupart des cas et ne pas parler de corde dans la maison d'un pendu.

CHRISTIANE

Alors, mon beau-père a une maîtresse?

LE GRAFFIER, avec force.

Mais oui.

CHRISTIANE

Oh! que c'est drôle! Je m'en doutais... Depuis quelque temps, il est très coquet... Il veut rester jeune ou, du moins, le paraître. Il s'est mis à faire des armes pour ne pas engraisser... il se teint... Et puis, il ne veut pas quitter Paris... il retarde son départ pour la campagne, lui qui n'aimait que la pêche à la ligne... il s'est fait recevoir d'un cercle.

LE GRAFFIER.

Vous avez raison... autant d'indices.

CHRISTIANE

Vous connaissez la personne?

LE GRAFFIER.

Oui, c'est ]VIlle Egreth, une actrice.

Elle est jeune?

LE GRAFFIER.

Quelle question! Étant donné l'âge de M. Marges, la personne, comme vous dites, ne peut avoir...

CHRISTIANE

Que dix-huit ans.

LE GRAFFIER.

Un peu plus : vingt-deux... l'âge de sa fille, de votre belle-sœur, exactement...

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