‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 17 sur 227 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

CHARLOTTE

Ah! des copains à vous. Et celui-là, en haut?

SOINDRES.

C'est M. Taine.

CHARLOTTE

M. Taine?

SOINDRES.

Ça ne vous dit rien?

Et ceux-là? C'est encore des amis?

SOIKDRES.

Non, ceux-là, ce sont des assassins.

CHARLOTTE

Ah ! j'allais dire, aussi... ils ont de sales têtes. Louise, Louise, eh! ah! viens donc voir des assassins!

LOUISE

Où donc? où donc?

CHARLOTTE

Là, tout ça, c'en est. Hein! crois-tu, ma chère?

SOINDRES.

Ça vous intéresse, ça?

CHARLOTTE

Bien sûr; des assassins, c'est des gens célèbres... tandis que vos amis, on n'en a jamais entendu parler.

LOUISE

Ils me font peur.

CHARLOTTE

T'es bête... moi j'aime d'avoir peur, quand je sais qu'il n'y a pas de danger... Oh! celui-là, c'qu'il a l'air mauvais.

C'est Billoir, le premier qui a coupé une femme en morceaux.

CHARLOTTE

Oh ! l'espiègle !

LE GARÇON DE LABORATOIRE, vient annoncer à Soindres.

Monsieur Soindres, il y a là deux dames qui demandent après vous... Elles disent que vous les attendez.

BOISDUGAND.

Ce sont ces dames, sans doute. Je vais y aller.

SOINDRES.

C'est ça, cher ami... Je reçois ces dames dans un instant.

Boisdugand sort.

SOINDRES, à ses élèves.

Eh bien, messieurs, je n'ai plus besoin de vous, vous êtes libres. . . A demain ! (a Louise et a charlotte. ) Allons, au revoir, mes enfants!... A après- demain!...

Letcstard et Menkjer sortent avec les deux jeunes filles. Soindres va ouvrir la porte par laquelle est sorti Boisdugand.

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